lundi 12 octobre 2009

de la poésie en alpaga

Alors je me suis réveillée enrhumée, ça arrive, mais moi quand ça m'arrive j'ai envie de mordre tout le monde. Alors du coup, j'me suis fait du bien, je suis allée à la Droguerie, après une heure d'attente (non non, je déconne pas), je suis ressortie avec ces merveilles, ces petites poésies en devenir, j'ai toujours mon rhume, j'ai mordu personne, et je me sens un poil (d'alpaga) mieux...

Projet Cardigan caresse manches courtes
à rangs raccourcis

Une ébloussante pelote d'alpaga "Matin d'Automne" et Plumette "Ecru". Rien que le nom c'est déjà un poème...

Projet cardigan caresse
en rangs raccourcis MAIS petite modif manches 3/4
(oui bah qu'est-ce que vous voulez, c'est comme ça qu'il s'appelle j'y peux rien)


Alpaga "Bruyère" et Plumette "Vert émeraude" mélangés (va pas falloir faire des noeuds). C'est moi qui est inventé le mélange... C'est-t-y pas de la poésie toutes ces couleurs ma bonne dame, moi ça m'émeut...

Surprise dites "du 23 novembre" en alpaga
(suspennnse)



Projet de petite merveille de douceur en alpaga gris moyen, anthracite et écru, perles noire, feutrine gris moyen et anthacite, kapok. Je n'en dis pas plus...

dimanche 11 octobre 2009

San-antonio vs Métronome

L'Histoire de France vue par San-Antonio, Frédéric Dard

Métronome, Laurànt Deutsch

Non ça n'est pas absurde comme comparaison. Il en est de l'écriture comme de la cuisine, des aliments hétéroclites peuvent parfois, une fois cuisinés avoir une saveur tout à fait comparable. Frédéric Dard n'avait pas pour vocation première l'écriture gargantuesque des aventures drôlatiques de quelques flics parisiens. Il était prof à l'Université, directeur de la chaire de Grammaire selon la légende. Il n'était pas parisien mais lyonnais, c'est toujours le provincial amoureux qui parle de Paris au plus juste. Il aimait l'Histoire comme un humaniste, en commençant par la fin, le détail, l'anecdotique, la petite histoire qui devient la grande.

Pour le petit nouveau c'est la même gouaille, la même humeur. Il n'est pas né à Paris et pourtant l'expression du "Titi parisen" semble lui coller à la peau. Chez cet historien autodidacte, il y a le même humanisme dans l'écriture: ce n'est pas tant les murs que le peuple de Paris qui est conté à travers le temps. Pour cet autre provincial, la foule citadine n'est plus anonyme, mais un personnage en soit. Les deux livres font du bien, le premier parcequ'on aime se savoir descendant de rois imparfaits, parfois irresponsables, goinfreurs et baiseurs, le second parce qu'on aime en bagnaude en ville, sentir sous ses pieds l'ancienne vie trépidante des parisiens de tous les âges.

le cri du champi ...

... le soir au-dessus des jonques





Chers trois amis lecteurs me revoilà, et j'ai ramené du beau et du bon dans mon escarcelle: du beau champi qui sent bon l'sous bois direct chassé dans le giron de la Gironde (si, c'est un bon jeu de mot, je fais ce que je veux). Vous voulez une astuce pour trouver un bon coin ou le champi se reproduit, facile, tendez l'oreille et guettez son cri pendant la période des amours. Ahh le cri du champi le soir au fond des bois.

lundi 28 septembre 2009

histoire de nacre, de bouton et de rose

Quand un bouton de nacre gagne à être monté en bague

Le bouton est monté sur un anneau en argent (en vente dans les merceries bien achalandées), choisir un bouton qui veut se la jouer "vedette américaine" et coller le montage à la glue ou autre colle forte. Et puis croiser les doigts pour que le montage ne pête pas avant qu'on est offert la bague...
Du motif de rose au massif de roses il n'y a qu'un pas, franchissons-le allègrement: j'ai sauvé mon rosier grâce à une recette de grand-mêre (tiens ça va lui faire plaisir vu que c'est pas une grand-mêre mais ma mêre qui me l'a soufflé): une cuillère à café de savon noir dans 1/2 litre d'eau et pshiiiiit on balance le tout dans la gueule des indésirables qui grouillent... Ben ça marche et ça n'abime pas le rosier... et pi c'est bio, comme ça Nabel me tapera pas...

du soleil plein le Festiblog

Julie aime bambii

Alors bon, j'ai commencé ce petit carnet des trucs faits à la maison parce que ça faisait un bon petit moment que je naviguais sur le beau blog de la non moins chouette Bambii (et pi je l'ai vu en vrai, ben elle est sacréement jolie la bougresse). Alors de deux choses l'une, soit on trouve ça un petit peu énervant autant de talent, de rêverie et d'humour réunis dans un seul petit bout de femme, soit on lui fait un petit cadeau quand on la rencontre, parce que notre timidité légendaire nous empêche de dire tout le bien qu'on pense d'elle. Et puis j'ai eu un Bambii qui fait la moue (c'est ce que j'avais demandé) et pi je suis repartie, le petit livre-trésor "Tita ne dort pas" sous le bras... et des moutons plein la tête.

Julie aime Jacques

Bon alors Libon il a fait peur à monsieur Jo, alors que bizarement, Bambii, pas du tout... Mais c'est parce qu'il ne connaît pas "Jacques le petit lézard géant", une sorte de Candide mais qui serait vert avec une longue queue, et qui comme le petit personnage de Voltaire, traverse la vie en distillant à travers sa naïveté, beaucoup de gentillesse dans un monde de brutes et de bétises. Bon évidemment, sur le coup, le Voltaire qu'on a croisé hier, il faisait un peu no futur, mais moi j'aime Jacques, et pi Libon lui à fait un papillon sur le nez, alors...


Julie aime les pandas
(mais elle aime plus trop faire la queue)

Je sais, je sais, je suis une petite joueuse, mais j'ai pas eu le courage, parce que y avait quand même beaucoup beaucoup de pandaphiles. Et pourtant, Boulet c'est quand même au moins deux rires garantis par semaine... Par les temps qui courrent, ça n'a pas de prix. Et pi quand même, ce dessin, avec des styles qui changent au gré des sujets et des envies, ce personnage si attachant... Et pi c'est le papa de Raghnarok, le petit Dragon en pleine crise d'adolescence, de la Rubrique Scientifique, des "Notes"... Oui bon, la prochaine fois j'irai, je lui donnerai pas mon petit fan'art en douce entre deux dédicaces...

Et puis Julie aime tous les autres...
la jolie Maddy, la flamboyante Laurel, la talon aiguilléé Diglee, la mignone Pénélope...
Merci pour les jolis dessins

mercredi 23 septembre 2009

et Joyeuses pâques !

Mais non je ne prépare pas aussi Pâques 6 mois en avance (quoique, c'est tentant...), je continue seulement tranquilou avec vous le tour de mes réalisations passées, histoire de se connaître un peu mieux, donc même si c'est depuis hier la saison de la chasse aux champignons, faisons une parenthèse là tout de suite pour une bonne petite partie de chasse aux oeufs, lapins et autres poulettes de Pâques...


L'arbre de Pâques


L'idée de cet arbre de Pâques m'est venue un dimanche après-midi dans un square parisien. Je regardais distraitement depuis mon banc une dame qui ramassait des branchages sous les arbres. Je me suis souvenue de cette tradition, je crois germanique mais peut-être bien aussi du nord de l'Europe, qui consiste à décorer un "bouquet de branchage" pour fêter, à la fois Pâques et la fête païenne du retour du printemps (s'il y des bourgeons sur les branchages le symbole est encore plus fort). Ici, les animaux sont en feutrines et paillettes brodées, les oeufs vidés, peints à l'acrylique brune et blanche.


* Pain d'épices, est mon fournisseur officiel de laine cardée (pour les parisiens, Pain d'épices, Passage Jouffroy, dans le 9ème.) il ne fabrique pas aussi des jolis vases en verre bleuté, c'est moi qui est customisé mon contenant parce que je trouvais l'étiquette sympa.

du point de croix en Perse

Les grandes broderies
J'aime beaucoup ces 3 broderies parce qu'elles ont été réalisées peu de temps après avoir commencer à broder pour un être cher. J'ai déssiné moi même les motifs sur un quadrillage, choisi les couleurs et les fonds, en reprenant des dessins et miniatures anciens de la culture soufi et persane.

Caligraphie arabe
Miniature persane, "Le maître de musique"



Miniature persane, "Ali tuant le dragon"